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La servante écarlate , Les testaments

La servante écarlate et les testaments : une dystopie choc.

Dans ce roman d’anticipation dystopique, les Etats-Unis d’Amérique mus en République totalitaire de Gilead, ont réduit les femmes encore fertiles malgré les ravages de la pollution, à l’état d’esclaves pour familles puissantes en mal d’enfant.
Il s’agit d’une société qui fonctionne en castes :
- Les Tantes, vêtues de marron, élèvent les Servantes Ecarlates.
- Les Servantes Ecarlates, vêtues de rouge, offertes à un riche foyer comme mère porteuse (en espérant que ça marche).
- Les Martha qui sont des domestiques,vêtues de vert.
- Les Gardiens assimilés à de la milice.
- Les Yeux qui surveillent tout le monde sans se faire remarquer.
- Les Epouses vêtues de bleu. - Les Hommes.
- Les éconofemmes, épouses des hommes pauvres, vêtues de noir.
- Les Anti-femmes (toutes femmes rejetées par la société pour toutes sortes de raisons).
Defred fait partie de ces Servantes. C’est à travers elle que nous pouvons découvrir ce monde froid, hostile, où la peur a pris la place de la communication et où les sentiments n’ont pas leur place. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Un livre captivant mais qui fait assez froid dans le dos, qui touche du doigt certains pays existants de nos jours quant à leur idéologie sur le rôle et le devenir des femmes. Il fait réfléchir sur la fragilité de la liberté, surtout celle des femmes.

35 ans après La servante écarlate, Margaret Atwood écrit Les testaments, dont les événements se passent quinze ans après ceux du premier roman. Le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur. Trois femmes racontent leur vie, trois histoires qui se déroulent en parallèle avant de se rejoindre, trois paroles différentes mais complémentaires qui tiennent le lecteur en haleine.
Le style de Margaret Atwood est fluide, sa prose très agréable et formidablement expressive, toujours au plus près de l’humain, deux livres passionnants.

Commentaire par ANNICK

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur. En dévoilant l’histoire de trois femmes , Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Galaad dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d’esprit et de virtuosité créatrice.   Résumé du livre, ETF
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