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Personne n’a peur des gens qui sourient

Une mère qui fuit avec ses filles à l’autre bout de la France quittant la douceur du Sud pour l’Alsace de son enfance. Véronique Ovaldé entraîne le lecteur dans un jeu de pistes divulguant les indices au fil de sa narration.

Un matin, une femme, Gloria, s’enfuit avec ses deux filles, Loulou, six ans, et Stella, une ado. Elle quitte précipitamment la Provence et s’enfuit en voiture vers la maison de son enfance, en Alsace, avec dans ses bagages un Beretta… Elle tente de recommencer une vie tranquille, cherchant à échapper à quelque chose. Ses filles se demandent combien de temps elles vont rester dans cette demeure entre lac et forêt, loin de leurs amies.

Qui fuit-elle et pourquoi ? Pour le savoir, il faut revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Tonton Gio, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père quand elle avait 17 ans et l’a engagée dans son café, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants, qu’elle adorait et comprendre enfin quel rôle l’avocat corse Santini, ami de son père, a pu jouer dans toute cette histoire. L’auteure met en scène un personnage de mère attentive à ses deux filles dont l’inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l’affronter. On y voit l’importance des histoires familiales, la force des femmes, la maternité…

Véronique Ovaldé construit son roman en alternant les deux récits - passé et présent - jusqu’à ce que le passé, chronologiquement, rejoigne le présent et que le lecteur puisse reconstituer le puzzle qui lui permet de comprendre les raisons et les enjeux de cette fuite. Elle révèle les choses au compte-goutte permettant de mieux comprendre la complexité psychologique du personnage de Gloria jusqu’au dénouement final, inattendu.

Ce faux polar dont les personnages ne sont pas spécialement attachants se lit rapidement grâce au suspense entretenu tout le long du roman. L’auteur utilise beaucoup de parenthèses, d’énumérations de pensées, elle lance parfois quelques réflexions complices au lecteur et certaines tournures de phrases se veulent à la mode ainsi que l’alternance passé-présent … Bien mais un peu décevant.

Commentaire par ANNICK

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l'école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine ? Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants ? où était Gloria ce soir-là ? ?, et comprendre enfin quel rôle l'avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire.Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.   Résumé du livre, ETF
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