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Toute la lumière que nous ne pouvons voir

C’est un livre qu’on dévore, qui nous happe du début à la fin car c’est un vrai roman sur fond historique, avec des aventures et du suspense, et qui nous change des auto- fictions, si abondantes en ce moment.

A l’aide de courts chapitres alternés, il raconte l’histoire de deux jeunes gens qui ont vécu pendant la seconde guerre mondiale.

Marie Laure est une petite Parisienne dont le père, veuf, est serrurier au Musée du Jardin des Plantes. Ils vivent heureux jusqu’au jour ou la fillette devient aveugle à six ans. Son père l’éduque avec amour et lui apprend à se diriger dans les rues du quartier et dans le musée. Elle aime surtout arpenter la galerie des coquillages et celle de la minéralogie ou est caché, paraît-il, un diamant extraordinaire. Et surtout, elle apprend à lire et se plonge dans Jules Verne .

Hélas, nous sommes en 1940 et les Allemands sont aux portes de Paris .Marie Laure et son père partent se réfugier chez un oncle qui vit à Saint Malo, dans une grande maison à cinq étages. A nouveau elle apprivoise la ville, choyée par une vieille servante et guidée par une maquette détaillée réalisée par son père. Or celui-ci la quitte pour une mission dont il ne reviendra jamais et c’est seule qu’elle affrontera le bombardement de Saint Malo.

Bien loin de là, Werner vit en Allemagne près d’Essen, ville noire de charbon, dans un orphelinat avec sa petite sœur. Il est vite repéré par sa capacité à s’occuper de radios et de transmissions et on l’envoie dans une école d’élite où l’on forme la jeunesse hitlérienne. Puis la Wehrmacht se sert de ses dons pour lutter contre la résistance. A la fin de ses pérégrinations, il se retrouve à Saint Malo au moment de la débâcle des Allemands .

Bien sûr les deux destins se croisent mais pas par une fin heureuse et facile à laquelle on s’attendait même si depuis le début ils sont reliés par un fil ténu.

Ce roman touffu est original et passionnant car il foisonne de thèmes et d’enseignements et décrit des personnages attachants. Son écriture est facile et alerte, ponctuée de touches poétiques à propos des lieux, de la nature, des odeurs car les aveugles sentent et voient ce que nous ne voyons pas.

On s’étonne de savoir que l’écrivain est américain. Ce roman lui a valu le prix Pulitzer en 2014 et on peut le rapprocher du grand roman populaire AU REVOIR LA HAUT.

Commentaire par MALU

Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence.   Résumé du livre, ETF
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